Le picage chez le perroquet

 

 



 

Lorsque notre perroquet se pique, c’est toujours triste et inquiétant. Dans la nature, nos beaux amours ne se piquent pas. On peut donc en déduire que c’est dû à la domestication de nos boules de plumes. Il faut être à l’écoute et savoir reconnaître les changements dans leur comportement. Lorsque votre protégé fait des huit ou des mouvements répétitifs, ce n’est pas un jeu mais un TOC (trouble obsessionnel compulsif).

Quelques TOC :

- Les huit
- Passer des objets dans leur cou
- Cacher de la nourriture dans leurs plumes
- Mettre des objets en équilibre sur le dos

Toutes ces actions sont répétitives et il ne faut pas les renforcer en interprétant ces gestes comme un jeu. Ce serait renforcer un comportement qui, un jour ou l’autre, pourrait mener au picage.

 
La plume dans la patte
 
et dans le cou
 
voilà... tant que la plume
n'est pas au sol

Le sevrage : Chez les gris, cacatoès ainsi que les aras, dans la nature ces espèces sont sevrées par les parents vers l’âge de un an quelques fois plus. Donc, même si on vous dit que le sevrage est terminé, ce ne sera jamais un luxe de lui donner un repas par jour de pâtée d’élevage (ça peut aussi être des céréales pour nourrisson au soya mélangé à des petits pots tel que des légumes) jusqu'à ses un an (ensuite à l'occasion afin de faciliter la prise de médicament). Au contraire cela créera un lien de confiance et c’est ce que vous voulez n’est-ce pas?

L’acharnement : Il ne faut pas oublier que dans la nature personne ne les oblige à performer. Cela peut leur occasionner du stress. Si votre coco n’apprend pas un tour tout de suite ou comme vous le voulez, cela n’a pas d’importance. Ce qui est important, c’est son bien-être. Le reste est un plus.

La reproduction : Dans la saison des amours le niveau d'hormones est plus élevé. Certains oiseaux vont enlever leurs plumes pour faire leur nid et d’autres seulement parce que nous, les humains, en voulant les apprivoiser, nous sommes intervenus dans l’ordre naturel des choses.

La maladie : Lorsqu’on constate qu’un oiseau se pique, la première chose à faire est de prendre rendez-vous chez un vétérinaire aviaire pour être certain que ce ne soit pas une cause physique. Ça pourrait être, par exemple, des parasites et certains ne se voient pas à l’œil nu. Ce peut aussi être dû à la malnutrition, à des allergies ou à une intoxication. Seul un spécialiste saura vous le dire.

Le compagnon : Quelques fois, un perroquet se pique et pique aussi ses amis. Il faut savoir le reconnaître. Ça fait quelques fois de drôles de coupes de plumes.
  
Zazou (goffin)

Les oiseaux les plus connus pour se piquer sont les cacatoès, les aras, les gris du Congo, les quakers et les conures de Patagonie. Les autres espèces peuvent aussi faire du picage mais cela est beaucoup moins fréquent. Pour aider, une cage adaptée à leur espèce, une bonne alimentation, des jouets de différentes textures, du temps de liberté avec vous son humain et des douches fréquentes.

Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui avec ces amours à plumes, je sais qu’il faut les accepter tels qu’ils sont. Très peu d’entre eux arrêteront de se piquer. Si vous avez tout fait pour que votre petit poulet soit heureux et en santé, que voulez-vous faire de plus que de l’aimer et de l’accepter avec ses qualités et ses défauts. C’est tout ce que votre plumeau demande.



Plumes qui sont tombées de façon naturelle


Plumes endommagées suite à du picage


Marie-Josée Ouellet
14 janvier 2008
Revue et corrigé par Renée Gagnon